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Moderna : un vaccin déconseillé pour les moins de 30 ans

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Le vaccin Moderna, très utilisé en France, est critiqué pour les risques de myocardite et de péricardite qu’elle induit. Un rapport de l’Epi-Phare tire la cloche d’alarme et le sujet fait polémique. Plus d’explication dans cet article.

La HAS ne recommande pas le vaccin Moderna pour les moins de 30 ans

Dans un communiqué paru le lundi 8 novembre 2021, la Haute autorité de Santé déconseille le vaccin Moderna aux moins de 30 ans. Encore appelé « Spikevax », il n’est pas recommandé pour une dose de rappel ou pour une primo-vaccination. En effet, le vaccin Moderna augmente les risques de développement d’une Myocardite ou de péricardite chez les sujets de moins de 30 ans ayant reçu ce vaccin. Les personnes devront plutôt opter pour le vaccin Pfizer.

Dans le rapport publié, l’organe conseille « pour la population âgée de moins de 30 ans et dès lors qu’il est disponible, le recours au vaccin Pfizer, qu’il s’agisse de primo-vaccination ou du rappel ». En ce qui concerne le vaccin Moderna, il pourrait être utilisé « en primo-vaccination et pour l’administration d’une dose de rappel en demi-dose chez les sujets âgés de plus de 30 ans ».

Qu’est-ce qui explique une telle décision ?

D’après la HAS, de nombreux pays scandinaves ne conseillent plus le vaccin Moderna pour les plus jeunes. La raison évoquée est le probable « risque accru de myocardites et péricardites liées à l’usage du vaccin Spikevax ». En attendant une intervention de l’Agence européenne des Médicaments (EMA), la HAS proscrit l’administration de Moderna lors des doses de rappels.

Pour prendre cette décision, la HAS s’est basée sur une étude dirigée par Epi-Phare en collaboration avec l’Agence du médicament et l’Assurance maladie. Les résultats ont confirmés ceux d’un récent rapport de pharmacovigilance. Ce rapport estimait que les risques de myocardites et péricardites sont plus élevés après l’injection du vaccin Pfizer et surtout Moderna.

Les personnes les plus touchées sont les plus jeunes (ayant moins de 30 ans). Une deuxième dose de ces vaccins augmente les risques chez les personnes ayant entre 18 ans et 39 ans.

Combien de personnes sont déjà exposées à ce risque ?

Pour les hommes âgés de moins de 30 ans, le rapport révèle que « l’excès de cas (de myocardite) attribuable au vaccin pour un million de doses dans cette population est estimé à 2,9 pour la première dose du vaccin Pfizer, 26,7 pour la deuxième et 131,6 pour la deuxième dose du vaccin Moderna ».

Par contre, en ce qui concerne les femmes ayant entre 12 ans et 29 ans, on estime que pour un million de doses, on a 4,3 cas « pour la deuxième dose du vaccin Pfizer-BioNTech et 37,3 pour la deuxième dose du vaccin Moderna ». En France, le nombre de personnes ayant reçu le vaccin Moderna est supérieur à cinq millions de personnes.

À quoi sont exposées les personnes vaccinées avec Moderna ?

Selon le rapport Epi-phare, le nombre de cas par nombre de doses administrées est très faible. On peut également lire que « l’évolution clinique des cas de myocardite et de péricardite apparaît généralement favorable, avec une durée d’hospitalisation de l’ordre de 2 à 4 jours en moyenne. Sur la période étudiée, aucun décès n’a été rapporté parmi les personnes hospitalisées pour une myocardite ou une péricardite suite à la vaccination ».

La myocardite est une inflammation du myocarde (partie du cœur) et la péricardite est une inflammation de la membrane qui enveloppe le cœur. Comme symptôme de ces maux, on note : des rythmes cardiaques irréguliers, l’essoufflement, des palpitations, des douleurs à la poitrine, etc. Ce dysfonctionnement de ces parties du cœur est généralement temporaire et est corrigible en moins d’une semaine.

Le vaccin Moderna présente-t-il toujours un rapport-bénéfice-risque avantageux ?

Le directeur d’Epi-Phare, Mahmoud Zureik a affirmé à l’AFP que « quand on met en balance l’efficacité des vaccins contre les formes graves du Covid-19 (évaluée à environ 90 %) et les risques existants, mais peu fréquents de myocardite et péricardite, à l’évolution favorable, le rapport-bénéfice-risque des vaccins n’est pas remis en cause ».

Il a également ajouté que le coronavirus peut causer de graves problèmes de myocardite et de péricardite. Mais, Mahmoud Zureik estime qu’il serait prudent de prendre du recul sur l’analyse du rapport-bénéfice/risque. Notez que le gouvernement n’est pas tenu de mettre en application ces recommandations de la HAS.

 

 

 

 

hervé
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