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Évolution dans le domaine de la médecine dégénérative

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C’est une branche de la médecine qui a pour principal but la réparation de toute sorte de lésions. Si elle réussit a trouvé la bonne formule, cela réglerait plusieurs problèmes. Les patients n’attendront plus forcément les greffes d’autres organes provenant de donneurs. L’espoir est permis !

Qu’est-ce que la médecine dégénérative ?

La médecine dégénérative est un secteur qui prône le traitement des organes lésés en leur propre sein. Elle consiste à faire un greffe de cellule dite « souche » au niveau des zones touchées. Ceci permet d’enclencher un processus de régénération automatique sans plus d’intervention humaine. Pour la greffe, les médecins utilisent trois principaux types de cellules souches.

Les cellules souches sont des « cellules non spécialisées ». Elles se renouvellent en permanence en fonction du milieu où elles se retrouvent. La première catégorie des cellules souches est constituée des « cellules souches hématopoïétiques ». On les retrouve dans la moelle osseuse et elles sont capables de régénérer toutes les cellules sanguines.

Les deuxièmes types de cellules souches sont identifiés dans quelques organes. Leur rôle est de créer de nouveaux tissus en se multipliant à l’infini. Non seulement elles sont difficiles à écarter, mais il est aussi compliqué de les repérer.

Le troisième groupe est celui des cellules souches pluripotentes. Elles peuvent se multiplier en permanence et peuvent produire des cellules spécialisées. Pour les obtenir, il faut recourir à un embryon obtenu par fécondation in vitro et qui n’est pas destiné à un projet parental. Aussi, on peut les obtenir grâce à une modification des cellules adultes de tissus adipeux. On parle ici de cellules souches pluripotentes induites (iPS).

Les premiers essais remontent à 1958 en France

Le prélèvement des premières cellules embryonnaire (ES) et la production des premières cellules iPS remonte respectivement à 1998 et 2007. La médecine dégénérative est donc un nouveau domaine peu exploré. Le plus grand problème reste la stimulation des cellules souches afin qu’elles se multiplient correctement selon le type de tissu voulu.

Les différentes avancées dans ce domaine sont particulièrement liées à la réussite des premières greffes des cellules hématopoïétiques. Elle a montré son efficacité dans la reconstitution des cellules sanguines de personnes ayant subi la chimiothérapie ou victime de cancer du sang. Cette transplantation a eu lieu en France pour la première fois en 1958.

Pour l’instant, la procédure utilisée pour l’obtention des cellules souches dépend de chaque organe. Cependant, les résultats sont plus satisfaisants chez les personnes souffrant des problèmes de rétines. En 2019, des essais de greffes sur cet organe ont débuté. Cette alternative a été étudiée sur des patients atteints de dégénérescence maculaire à cause de l’âge. Condamnés à ne plus voir, ils pouvaient désormais déchiffrer quelques mots.

En ce qui concerne la régénération des neurones, un essai de phase I a commencé à New York sous la direction de Lorenz Studer. Des études sont également en cours pour évaluer les possibilités dans la reconstitution cutanée. Le recours à la médecine dégénérative a déjà fait ses preuves dans le traitement des diabètes de type I.

Les limites de la médecine dégénérative

Dans la quête des cellules régénératives idéales, les chercheurs ont identifié un autre groupe de cellules que sont : les cellules souches mésenchymateuses (CSM). Mais apparemment, les attentes des chercheurs étaient démesurées, car les résultats sont peu réconfortants. En effet, ces cellules sont obtenues plus facilement. Aussi, elles peuvent se multiplier pour produire des cellules du tissu gras, d’os ou encore du cartilage.

Elles luttent également contre la dégénérescence des autres cellules et réduisent les inflammations. Ces cellules ont fait l’objet de plusieurs tests concluants in vitro. Mais, « après vingt ans de travaux, aucune indication n’est validée. Une fois injectées in vivo, ces cellules ne s’autorenouvellent pas et ne se différencient pas dans les cellules attendues » affirme le directeur de recherche émérite à l’INSERM, Pierre Charbord.

Pour ce qui concerne les maladies des muscles, les chercheurs estiment avoir été un peu trop naïfs. La greffe de cellules souches ne donnant pas de résultats satisfaisants, ils se tournent vers une injection des molécules sécrétées par les cellules souches qui induit la multiplication des cellules de l’organe atteint.

De nombreux efforts pour trouver la bonne formule. ! Mais, la médecine régénérative fait face à plusieurs difficultés. C’est un domaine encore risqué et les financements sont insuffisants. Ceci pousse des chercheurs à opérer dans la clandestinité.

 

 

hervé
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