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Allemagne : le bilan d’Angela Merkel en cinq points

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Crédit : Pixabay

Le 26 septembre, Angela Merkel ne participera pas aux élections. C’est la fin d’un parcours riche et impressionnant à la tête de l’Allemagne. Plusieurs décisions de la chancelière ont fait la une des journaux. Voici cinq d’entre elles qui témoignent de la singularité de Merkel.

L’Allemagne sort du nucléaire en 2011

Quelques mois après le début de son premier mandat. La chancelière a marqué les esprits en annonçant le retrait de l’Allemagne du nucléaire. Ce retrait avait été annulé neuf mois plus tôt par le gouvernement précédent. Non seulement elle relance la procédure, mais elle rapproche la date qui est désormais prévue pour 2022 au lieu de 2030 initialement. Cette décision de la chancelière fut contraire aux attentes du parti conservateur de centre droit (son propre parti).

Un tel acte à prouver, l’ouverture d’esprit d’Angela Merkel. Elle fait preuve d’une flexibilité hors normes et elle tient compte de l’opinion publique. La décision jugée de « courageuse » n’est pas sans conséquence. Aujourd’hui, l’Allemagne utilise assez de charbon à des fins de productions d’énergie. Malheureusement, cette matière est l’une des causes du changement climatique. Pour l’instant, aucune alternative efficace pouvant remplacer le nucléaire n’est trouvée.

Confrontation avec la Grèce en 2012

Entre 2007 et 2008, la crise financière mondiale a impacté toutes les nations. Plusieurs pays de l’Europe dont la Grèce, l’Italie et l’Irlande étaient proches du chaos. Ces états avaient des difficultés à payer leur dette publique. L’une des solutions préconisées fut le renflouement des caisses de ces pays par les partenaires européens. Mais cette solution n’a pas fait l’unanimité. La chancelière s’est aussitôt opposée.

Pour elle, cette solution serait acceptable uniquement si une cure d’austérité est imposée par le FMI et l’UE. En 2012, Angela Merkel exclut toutes les propositions d’annulation de la dette de la Grèce. Cette position de la chancelière a été appréciée de plusieurs Allemands. Toutefois, certains la décrivaient comme têtue, pingres et sans états d’âme. Pour sa première visite en Grèce, environ 25 000 personnes ont manifesté contre sa personne.

Accueille des réfugiés syriens en 2015

En 2013, une guerre fut déclenchée en Syrie. Deux ans plus tard, les affrontements sont devenus de plus en plus dangereux, comparables à ceux de la guerre des talibans en Afghanistan. Plusieurs Syriens se tournent donc vers l’Europe et les demandes d’asile se multiplient. Vu que l’Europe n’était pas assez disposée pour aider ces victimes de guerres, les frontières situées dans l’espace Schengen étaient encore plus difficiles à traverser. Contre toute attente, et contrairement à ses paires européennes, Angela Merkel ouvre ses frontières aux réfugiés syriens.

« Wir shafenn das » (nous y arriverons) a-t-elle déclaré le 31 août lors d’une conférence de presse. Après cette décision, plus de 800 000 Syriens ont trouvés refuge en Allemagne. Pour certains, l’accueil des réfugiés syriens s’inscrivait dans une démarche de dynamisation de la démographie allemande. Pour d’autres, il s’agissait d’une conviction personnelle ou encore d’un coup politique.

Légalisation du mariage pour tous en 2017

En prélude, notez que la chancelière était contre le mariage pour tous. Vu qu’elle fait preuve d’une forte flexibilité, elle a toutefois autorisé un vote libre par rapport à la question. Son parti politique était également contre ce projet. Tous ces passés si vite, en seulement sept jours, tous les Allemands pouvaient se marier légalement. La chancelière a tout de même voté contre. La légalisation du mariage pour tous était plus une victoire qu’une défaite pour la chancelière selon certaines personnes.

En effet, en optant pour un vote, elle retire à l’opposition un point de revendication. En outre, elle s’attire les faveurs de l’opinion publique. L’ouverture d’esprit d’Angela Merkel faisait d’elle un adversaire important. Elle avait le don de s’approprier en quelque sorte, la réussite des projets initiés par ces concurrents.

Oui ! Au plan de relance européen en 2020

L’Allemagne d’Angela Merkel accepte pour cette fois le plan de relance européen. La chancelière est pour un renflouement de l’économie européenne. C’est en juillet 2020, après les effets de la crise sanitaire que ce plan fut approuvé par Angela. Toutefois, elle n’était aucunement d’accord pour la création d’une dette commune. Par contre, elle a cédé sous la pression du SPD. Mais cela explique moins son accord.

Les Allemands étaient aussi menacés par la crise et l’opinion publique relative à la dette avait changé. Le plan de relance a nécessité un endettement de 750 milliards d’euros. Malgré l’accord du Brexit, la chancelière est toujours prête à prendre des décisions pour le bien de tous.

 

 

 

hervé
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