La campagne de prévention de la bronchiolite chez les nourrissons a officiellement démarré le 14 septembre 2026 en France métropolitaine, et se poursuivra jusqu’à la fin du mois de février 2027. Chaque automne, cette infection respiratoire provoquée par le virus respiratoire syncytial (VRS) redevient l’une des principales causes d’hospitalisation des tout-petits, et les autorités sanitaires misent une nouvelle fois sur l’anticipation pour limiter l’afflux vers les services d’urgences pédiatriques pendant les mois les plus froids.
Une campagne qui s’installe désormais dans le calendrier de la rentrée
Depuis plusieurs saisons, le lancement de cette opération de prévention est calé sur la rentrée de septembre, avant que les premiers pics épidémiques ne surviennent en novembre et décembre. L’objectif affiché reste le même : protéger les nourrissons les plus vulnérables avant leur premier hiver, tout en évitant la saturation des lits pédiatriques observée certaines années passées. Les maternités, les services de pédiatrie et les pharmacies sont à nouveau mobilisés pour informer les jeunes parents dès la naissance ou lors des premières consultations de suivi.
Le nirsevimab, une protection proposée dès la maternité
Concrètement, la prévention repose sur l’administration d’un anticorps monoclonal directement en maternité ou lors d’une consultation dédiée pour les bébés nés avant la période à risque. Ce geste, désormais bien identifié par les équipes soignantes, vise à réduire les formes sévères de bronchiolite sans se substituer aux gestes barrières classiques : lavage des mains, aération des pièces et limitation des contacts avec des personnes enrhumées autour du nourrisson. Les professionnels de santé de proximité restent le premier point de contact pour toute question sur l’éligibilité de cette protection.
Pourquoi cette prévention reste une priorité de santé publique
La bronchiolite touche la quasi-totalité des enfants avant l’âge de deux ans, avec des formes qui restent le plus souvent bénignes mais qui nécessitent une surveillance attentive chez les tout-petits, notamment les prématurés. Dans les zones où l’offre de soins est plus tendue, l’enjeu est aussi organisationnel : les familles éloignées d’un pédiatre s’appuient de plus en plus sur des dispositifs alternatifs, comme les cabines de téléconsultation installées en mairie ou sur les structures labellisées Maisons France Santé, qui facilitent l’accès à un avis médical rapide sans attendre un rendez-vous classique.
Ce que les parents peuvent faire au quotidien
En complément de la protection proposée par les équipes médicales, plusieurs réflexes simples restent recommandés à la maison pour limiter la transmission du virus et repérer rapidement une aggravation :
- Se laver les mains avant chaque contact avec le bébé, surtout après un trajet en transport en commun ou une sortie ;
- Aérer le logement quotidiennement, même quelques minutes, et éviter le tabagisme dans les pièces de vie ;
- Surveiller la respiration, l’alimentation et le comportement du nourrisson, et consulter sans tarder en cas de gêne respiratoire ;
- S’équiper d’un thermomètre fiable et d’une solution de sérum physiologique, disponibles en rayon puériculture chez la plupart des enseignes de produits de consommation courante.
Questions fréquentes
Qui est concerné par cette campagne de prévention ?
Elle cible en priorité les nourrissons nés juste avant ou pendant la période à risque, ainsi que les bébés prématurés ou présentant des fragilités respiratoires, pour lesquels une forme sévère de bronchiolite peut avoir des conséquences plus importantes.
La protection proposée en maternité remplace-t-elle les gestes barrières ?
Non. Elle vient en complément des mesures d’hygiène habituelles : lavage des mains, aération des logements et limitation des contacts rapprochés avec des personnes présentant des symptômes de rhume restent recommandés tout au long de la saison.
Quand consulter en urgence pour un nourrisson enrhumé ?
Une gêne respiratoire marquée, un refus de s’alimenter, une grande fatigue ou une coloration anormale de la peau doivent conduire à consulter rapidement, y compris la nuit, sans attendre l’aggravation des symptômes.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
