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Alexandre Benalla renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris

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Crédit : shutterstock

Au centre de six enquêtes judiciaires, Alexandre Benalla est renvoyé devant un tribunal jusqu’au 1er octobre 2021. Bien que l’une de ces enquêtes soit sans suite, il comparaîtra pour les cinq autres. Plus de détails dans cet article.

De quoi est-il accusé ?

Ancien collaborateur d’Emmanuel Macron, Alexandre Benalla devra répondre de plusieurs délits. Pour la première comparution devant le tribunal, ce dernier a répondu pendant près de trois heures aux questions de la juge. Il s’agissait principalement d’expliquer comment il se trouve en possession d’une arme en 2017 alors qu’il ne devait pas.

Les jours suivants, Benalla comparaîtra pour d’autres accusations. En effet, l’ex-chargé de mission de l’Élysée est accusé d’avoir commis plusieurs actes de violence. L’une de ces accusations remonte à trois ans, et concerne des violences faites sur des citoyens lors de la fête du Travail. Alexandre est également accusé d’utilisation frauduleuse de passeport diplomatique.

Accusé de porter illégalement une arme

Le lundi 13 septembre, Alexandre Benalla a comparu particulièrement pour un délit de port d’arme.

Les faits

Alexandre Benalla fut au service d’ordre du « Parti Socialiste ». Après ce passage au sein du parti, il a été embauché comme « directeur de la sûreté et de la sécurité » par l’association En Marche. D’après l’accusé, il était chargé de « régler les problèmes ». C’est en ces termes qu’il résume son rôle avec l’association.

Pendant qu’il occupait ce poste, Alexandre avait sous ces ordres 450 bénévoles réparties dans toutes les régions françaises et quatre salariés. Alors qu’il exerçait cette fonction, Benalla est soupçonné d’avoir illégalement porté une arme. Les faits sont relatés par une photo publiée en 2018 par Mediapart, mais prise en avril 2017.

Sur la photo exposée à l’audience, on voit une femme encadrée par deux membres travaillant pour le service d’ordre sous Alexandre Benalla. Il était un collaborateur d’Emmanuel Macron, candidat à la présidentielle. Dans sa main, on voit une sorte de pistolet Glock. Cependant, Alexandre n’avait pas l’autorisation d’avoir une arme en cette période.

Une accusation rejetée

Selon les propos de l’accusé, ce dernier aurait cru à un montage lorsqu’il vit cette photo pour la première fois. « Ensuite je me suis un peu souvenu de cette soirée festive, on a eu cette petite saynète, c’était une arme tout à fait factice », a-t-il affirmé. Or, il avait parlé d’un pistolet à l’eau au cours de l’enquête.

La présidente quant à elle note quelques incohérences dans les réponses de Benalla. Selon elle, il est étrange qu’un « rigolo » en charge de la sécurité d’un candidat à la présidentielle porte un pistolet à eau. « Il y a comme un décalage » a-t-elle laissé entendre.

À l’ex-chargée de mission de l’Élysée d’affirmer « Cette photo n’est pas la bonne ». Puis il rajoute, « Le geste est idiot ce qui est sûr, c’est que c’est une arme factice ». Alexandre affirme ne jamais sortir hors de son domicile les armes en sa possession et encore moins les armes dont disposait le parti. Le tribunal compte sur la Juge qui respecte probablement le concept de « nouveau juge » pour prononcer le bon jugement.

Des actes de violence

Une vidéo de juillet 2018 montre Benalla brutalisant un homme et une femme à Paris la ville d’une lumière plus durable (Place de la Contrescarpe). La vidéo a été diffusée par le journal Le Monde. On voit également dans cette vidéo, Alexandre muni d’un casque des forces de l’ordre. En effet, ce dernier ne devrait qu’être un simple observateur le jour de cette manifestation où il faisait partie du dispositif de sécurité d’Emmanuel Macron.

L’accusé fut suspendu de son poste pendant 15 jours. Mais d’après le quotidien, il était toujours en poste à l’Élysée. Le lendemain de ces accusations ; une enquête judiciaire avait été ouverte. L’opposition soutenait qu’il s’agissait d’une « affaire d’État ». L’enquête avait fait la une des journaux. Cette fois-ci, Alexandre comparait à nouveau pour usurpation de fonction de policier et des actes de violences en réunion.

L’un de ces amis, Vincent Crase est aussi un coprévenu. En effet, les deux sont accusés de violences sur trois manifestants le jour de la fête du Travail en 2018 au Jardin des plantes quelques heures avant la manifestation. Le début de ce procès est prévu pour le 22 septembre 2021.

Usage de faux document et utilisation illégale de passeports diplomatique

Alexandre Benalla est également accusé d’utilisation illégale de passeport diplomatique. Au fait, celui-ci aurait conservé ces passeports diplomatiques et en a fait usage malgré qu’il ait été limogé de l’Élysée. Il a aussi utilisé des passeports de services qu’il aurait obtenus en utilisant de faux documents.

Ces passeports ont servi pour des voyages en Israël et en Afrique. L’accusé réfute ces accusations. Si toutes les allégations s’avèrent justes, Benalla risque jusqu’à sept ans de prison. En outre, une amende de 100 000 € pourrait faire partie de la sanction. Il se peut que deux policiers aient fourni des vidéosurveillances à l’accusé après le début de l’affaire.

 

 

 

hervé
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