L’US Open 2026 restera dans les annales du tennis mondial pour une raison qui dépasse le court : sa dotation totale franchit pour la première fois la barre symbolique des 108 millions de dollars, soit une hausse de 20 % par rapport à l’édition précédente. Jamais un tournoi du Grand Chelem n’avait dépassé les 100 millions de dollars reversés aux joueurs. À Flushing Meadows, l’argent est devenu un sujet presque aussi commenté que les résultats sur le court, et la question de sa répartition intéresse bien au-delà du seul cercle des spécialistes du tennis.
Selon les chiffres communiqués par l’organisation du tournoi et confirmés par plusieurs médias spécialisés, la répartition de cette enveloppe historique se décline ainsi :
Cette enveloppe positionne désormais l’US Open loin devant les trois autres levées majeures du calendrier : l’Open d’Australie (79,9 millions de dollars), Roland-Garros (72 millions de dollars) et Wimbledon (86,1 millions de dollars). L’écart, qui s’était déjà creusé ces dernières années, illustre le poids économique croissant du tournoi new-yorkais, porté par ses droits télévisés et la billetterie record de Flushing Meadows.
Côté français, la dynamique sportive accompagne cette actualité financière. Arthur Fils est arrivé à New York fort de son premier titre en Masters 1000, décroché à Cincinnati aux dépens de Frances Tiafoe. Une confiance qui s’ajoute à une rentrée sportive déjà dense pour les Bleus, entre les médailles glanées aux Jeux méditerranéens de Tarente et une rentrée placée sous le signe du sport pour de nombreux Français.
Autre curiosité de cette édition : le tableau de double mixte, où les têtes d’affiche du simple ont pris le pas sur les spécialistes de la discipline. Gaël Monfils et Elina Svitolina y ont affronté Belinda Bencic et Flavio Cobolli, tandis que Karolina Muchova et Jakub Mensik ont croisé la route de Mirra Andreeva et Andrey Rublev en demi-finale — une affiche inhabituelle qui a attiré un public venu voir les stars du circuit sous un autre format.
Au-delà des chiffres spectaculaires réservés aux champions, c’est la revalorisation des tours préliminaires qui retient l’attention des observateurs du circuit. Garantir 140 000 dollars à un joueur battu au premier tour change concrètement la viabilité économique du métier pour les joueurs classés au-delà du top 100, souvent à la limite de la rentabilité une fois déduits les frais de déplacement, d’entraîneur et de kinésithérapeute. Cette question de la répartition des revenus rejoint un débat plus large sur l’accès à la pratique, que l’on retrouve aussi à l’échelle amateur : en France, le sport de proximité en accès libre gagne du terrain, tout comme les sports de raquette dans leur ensemble, portés par l’engouement inédit pour le padel.
Reste que cette inflation des dotations pose aussi la question de sa soutenabilité à long terme, alors que les instances du tennis mondial peinent encore à harmoniser les revenus entre le haut et le bas du classement tout au long de la saison, loin des seuls projecteurs de Flushing Meadows.
Parce qu’elle dépasse pour la première fois les 100 millions de dollars au total, avec une enveloppe globale de 108 millions de dollars, en hausse de 20 % sur l’édition précédente.
Chacun des deux champions, homme et femme, perçoit 5,5 millions de dollars, un montant strictement identique entre les deux tableaux.
Il devance largement Wimbledon (86,1 millions de dollars), l’Open d’Australie (79,9 millions de dollars) et Roland-Garros (72 millions de dollars).
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