Après Choose France, place à Choose Outre-mer. Le ministère des Outre-mer a annoncé l’organisation, le 1er octobre prochain à la Banque de France à Paris, d’un premier sommet économique entièrement dédié aux territoires ultramarins. L’objectif affiché : convaincre des investisseurs étrangers de placer leur argent en Guyane, en Nouvelle-Calédonie ou en Polynésie française, dans des filières jugées porteuses mais encore trop peu valorisées à l’international.
Un sommet calqué sur le modèle Choose France
Portée par la ministre des Outre-mer Naïma Moutchou, l’initiative reprend la mécanique du sommet Choose France, ce grand raout annuel qui réunit chaque printemps dirigeants étrangers et pouvoirs publics pour annoncer des programmes d’investissement dans l’Hexagone. « Choose Outre-mer » en est une déclinaison régionale : même logique de mise en relation entre décideurs publics, entreprises et investisseurs, mais avec un focus exclusif sur les départements et collectivités d’outre-mer, historiquement moins présents dans les grands circuits de capitaux internationaux.
Le gouvernement veut en faire un rendez-vous récurrent, sur le modèle de son grand frère métropolitain, afin de donner une visibilité durable aux filières ultramarines plutôt qu’une opération ponctuelle de communication.
Guyane, Nouvelle-Calédonie, Polynésie : des filières mises en avant
Chaque territoire viendra défendre ses propres atouts. La Guyane misera sur l’or et sur la filière spatiale, portée par le centre spatial de Kourou — un secteur dont l’actualité est particulièrement dense en cette rentrée, alors que Paris accueille par ailleurs un sommet international sur la gouvernance de l’espace. La Nouvelle-Calédonie présentera ses ressources en nickel, minerai stratégique pour la transition énergétique, tandis que la Polynésie française misera sur sa biodiversité exceptionnelle, notamment dans les domaines de la recherche marine et du tourisme durable.
- Guyane : filières aurifère et spatiale
- Nouvelle-Calédonie : ressources en nickel
- Polynésie française : biodiversité et tourisme durable
Un fonds à impact et des emplois à la clé
Au-delà des rencontres d’affaires, le sommet doit servir de vitrine à un fonds à impact public-privé, doté selon le ministère de « plusieurs dizaines de millions d’euros », destiné à financer des projets structurants dans les territoires concernés. Des sessions de job dating seront également organisées avec France Travail et l’Apec, à Paris mais aussi dans les cinq préfectures ultramarines, afin de connecter directement les entreprises participantes aux bassins d'emploi locaux — une démarche qui rejoint les efforts déjà engagés ailleurs en matière d’insertion professionnelle des publics les plus éloignés du marché du travail.
Le gouvernement annonce par ailleurs une feuille de route complémentaire pour les mois suivants : réduction des délais de paiement aux entreprises ultramarines, projet de loi contre la vie chère attendu en janvier 2027, et une loi d’orientation économique pensée pour l’après-2027.
Ce que cela peut changer pour l’économie ultramarine
Pour les acteurs économiques locaux, l’enjeu est de sortir d’une dépendance historique aux transferts publics en attirant des capitaux privés capables de financer des projets de long terme. Un sommet dédié permet aussi de communiquer sur des atouts souvent méconnus des investisseurs métropolitains ou étrangers, qui associent parfois les outre-mer à des marchés trop restreints pour être rentables. Reste à savoir si les annonces se traduiront par des engagements concrets, un point sur lequel les acteurs locaux resteront vigilants dans les mois qui suivront l’événement.
Questions fréquentes
Quand et où se tient le sommet Choose Outre-mer ?
Le 1er octobre 2026, à la Banque de France, à Paris.
Quels territoires participent au sommet ?
Les départements et collectivités d’outre-mer sont représentés, avec un focus particulier sur la Guyane, la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie française.
Quel est le montant du fonds annoncé ?
Le ministère des Outre-mer évoque un fonds à impact public-privé doté de plusieurs dizaines de millions d’euros, sans montant définitif communiqué à ce stade.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
