Depuis le 1er janvier 2026, un nouveau dispositif a discrètement remplacé deux outils bien connus des services RH et des salariés en quête d’évolution professionnelle : la période de reconversion, ou PREC, se substitue à la fois à l’action de reconversion ou de promotion par l’alternance (Pro-A) et au dispositif Transitions collectives (Transco). Issue de l’accord national interprofessionnel du 25 juin 2025, cette réforme change les règles du jeu pour tous les salariés qui souhaitent changer de métier sans quitter le monde du travail.
Un dispositif ouvert à tous les salariés
Contrairement à Pro-A, qui imposait des critères de niveau de qualification, la période de reconversion s’adresse à l’ensemble des salariés en contrat de travail, sans condition de diplôme ou d’ancienneté. Elle est mobilisée à l’initiative de l'employeur et vise à permettre l’acquisition d’une qualification reconnue, inscrite au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) ou validée par un certificat de qualification professionnelle (CQP).
Deux modalités sont possibles. En reconversion interne, le salarié conserve son contrat de travail et sa rémunération pendant qu’il se forme, généralement en vue d’évoluer vers un autre poste au sein de la même entreprise. En reconversion externe, le contrat d’origine est suspendu : le salarié peut, à l’issue d’une période d’essai chez le nouvel employeur, soit y rester définitivement, soit retrouver son poste initial s’il le souhaite.
Des durées et un financement encadrés
La formation dure entre 150 et 450 heures sur douze mois. Un accord de branche peut toutefois étendre cette durée jusqu’à 2 100 heures sur trois ans maximum, pour les reconversions vers des métiers nécessitant un apprentissage plus long.
Côté financement, un montant forfaitaire horaire de 9,15 euros s’applique par défaut en l’absence d’accord de branche, avec une prise en charge par dossier qui peut grimper jusqu’à 15 euros de l’heure. En pratique, les opérateurs de compétences (OPCO), chargés de gérer les demandes des entreprises, financent en moyenne 5 000 euros par parcours. Les partenaires sociaux ont par ailleurs fixé une règle de répartition : au moins 12 % de la dotation globale doit être consacré aux reconversions externes, afin d’éviter que le dispositif ne serve qu’à retenir les salariés en interne.
Un complément de financement via le compte personnel de formation (CPF) reste envisageable pour les reconversions internes, dans la limite de 50 % des droits disponibles. Les frais annexes et, selon les accords, une partie de la rémunération pendant la formation peuvent également être pris en charge.
Pourquoi ce changement pour les entreprises et les salariés
Cette réforme répond à un constat partagé par les partenaires sociaux : Pro-A et Transco, bien qu’utiles, souffraient d’une architecture jugée trop cloisonnée pour répondre aux mutations rapides de certains secteurs, entre transition numérique, transition écologique et tensions de recrutement. En fusionnant les deux dispositifs, la période de reconversion se veut plus lisible pour les employeurs et plus accessible pour les salariés, quel que soit leur niveau de qualification de départ.
Pour les entreprises confrontées à une pénurie de compétences dans certains métiers, le dispositif offre un levier supplémentaire pour former en interne plutôt que recruter à l’extérieur. Pour les salariés, il ouvre une voie de mobilité professionnelle sécurisée, avec un cadre financier clair et un accompagnement porté par les OPCO.
Questions fréquentes
Qui décide de la mise en œuvre d’une période de reconversion ?
C’est l'employeur qui mobilise le dispositif, en accord avec le salarié concerné. La demande de financement est ensuite instruite par l’opérateur de compétences (OPCO) dont dépend l’entreprise.
La période de reconversion est-elle accessible à un salarié sans diplôme ?
Oui. À la différence de l’ancien dispositif Pro-A, la PREC ne pose aucune condition de niveau de qualification : tous les salariés en contrat de travail peuvent en bénéficier.
Que se passe-t-il si la reconversion externe ne se confirme pas après la période d’essai ?
Le salarié peut retrouver son poste initial chez son employeur d’origine, puisque son contrat de travail est simplement suspendu pendant la durée de la reconversion externe, et non rompu.
Sources
- Via Compétences – Périodes de reconversion : que faut-il retenir ?
- Uniformation – Période de reconversion (PREC)
- Centre Inffo – « La période de reconversion ouvre les possibles »
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Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
