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31 Juillet 2018

Antony Da Silva-Casimiro - adasilvacasimiro@lexismedia.ca

Brinck-Croteau rentre à la maison

©Photo gracieuseté

ESCRIME. En revenant des Championnats du monde présentés en Chine, Maxime Brinck-Croteau a fait un détour vers la maison, mais pas seulement pour faire un coucou à ses parents.

Sa fiancée et lui en ont profité pour regarder les habitations. Si tout se passe bien, l’escrimeur de 32 ans sera propriétaire d’une maison à l’automne.

Eh oui! L’athlète gatinois rentre au bercail après un exil de bientôt huit ans.

«Y’était temps! C’est ça le message que j’ai eu quand j’ai annoncé la nouvelle à mes parents et mes amis, lance-t-il en riant. Ils sont contents de me voir revenir. Avant, j’étais à 12 heures d’avion de les voir. Puis, à cinq heures de route. Maintenant, on ne sera qu’à vingt minutes de distance. Et c’est Mariette, sa future épouse, qui a eu l’idée, préférant le système éducatif québécois. »

Il faut dire que les prochaines années seront bien remplies pour le produit du Masque de fer. Il doit déménager, se marier et tenter de se qualifier pour les prochains Jeux olympiques Et dans tout ça, il a aussi des projets de fonder sa famille.

Le jeune garçon qui zigonnait après des épées «pour le fun» est devenu grand. Et vieux aussi, précise-t-il. Quand il discute avec la relève canadienne en escrime, il le comprend assez vite. Celui qui a terminé 27e à Rio planifie déjà son après-carrière.

«J’ai de plus en plus des coups de vieux. Les jeunes parlent de leurs cours, de rentrer sur le marché du travail. C’était ma vie il y a dix ans. Je suis rendu à bâtir une vie et fonder une famille», ajoute le directeur technique de la fédération ontarienne d’escrime.

Tokyo, puis retraite

Dans sa tête, il ne se fait plus aucun doute: si Maxime Brinck-Croteau se qualifie pour les Jeux olympiques de 2020, ce sera sa dernière compétition internationale.

On peut cependant en douter. En théorie, les Jeux de Rio étaient son chant du cygne, lui qui devait être opéré à la hanche. Mais des séances de chiropractie ont changé la donne et il s’est donné une autre occasion de vivre l’aventure olympique.

«Arrivé là, je vais avoir 34 ans. Ce ne sera plus le temps de voyager partout et de frapper du monde avec un fouet en métal», souligne le membre du club Vango.

Le principal intéressé a passé les deux dernières saisons à prendre soin de sa hanche. Il ne voulait pas trop forcer et arriver blessé pour la qualification olympique. C’est aussi un peu pour ça que les résultats ne sont pas à l’image des autres saisons d’escrime.

«Ça peut sonner comme une excuse. Chaque compétition, je vise le podium et je donne tout ce que j’ai. Mais si je ne gagnais pas, ce n’était pas la fin du monde. J’ai mis la concentration sur la santé et l’énergie mentale avant tout. La qualification olympique commence en avril prochain. Je veux peaker au bon moment.»

Le bon moment serait aux Championnats panaméricains et les Championnats du monde. De bons résultats lui garantiraient presque assurément sa participation pour Tokyo 2020.

Parlant justement des Mondiaux, il était là la semaine dernière. Il est revenu avec une 99e position, échappant le premier match éliminatoire qui était pourtant à sa portée.

«C’est un peu à l’image de ma saison. Contrairement à l’année post-olympique où j’avais répondu aux standards, cette saison, je me suis qualifié de peine et de misère. J’ai dû aller faire un tournoi satellite où je devais à tout prix être sur le podium pour me qualifier. J’ai même dû rater les Championnats canadiens pour ça.»

La bonne nouvelle? Son plan de match semble fonctionner. «Je peux m’entraîner comme un athlète et non comme un vieillard de 90 ans qui a de la difficulté à marcher, affirme-t-il sur un ton humoristique. On va voir ce printemps si mon plan de match fonctionne.»

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