Pour la première fois, des astronomes affirment avoir détecté une atmosphère autour d’une exoplanète rocheuse située en zone habitable. Baptisée LHS 1140 b, cette super-Terre distante de 48 années-lumière relance l’espoir de repérer, un jour, des mondes capables d’abriter la vie. L’annonce, publiée le 16 juillet 2026 dans la revue Science, marque une étape symbolique dans la traque des planètes semblables à la Terre.
LHS 1140 b tourne autour de LHS 1140, une petite étoile naine rouge logée dans la constellation de la Baleine. La planète n’est pas une inconnue : les scientifiques la surveillent depuis des années, car elle réunit plusieurs conditions favorables. Ce qui change aujourd’hui, c’est la preuve directe qu’elle a conservé une enveloppe gazeuse. L’équipe menée par Collin Cherubim, du Center for Astrophysics | Harvard & Smithsonian, a repéré de l’hélium en train de s’échapper de la planète — un indice qui trahit la présence d’une atmosphère, restée stable depuis plus de trois milliards d’années.
Fait notable : cette détection n’a pas mobilisé le télescope spatial James Webb, mais un instrument au sol, le spectrographe WINERED du télescope Magellan, installé à l’observatoire de Las Campanas, au Chili. Une manière de rappeler que la grande astronomie ne se joue pas uniquement depuis l’espace.
Les naines rouges comme LHS 1140 sont les étoiles les plus répandues de la Voie lactée. Problème : elles passent pour instables, capables d’éruptions violentes susceptibles de « souffler » l’atmosphère des planètes trop proches. Beaucoup de chercheurs redoutaient donc que ces mondes ne soient que des rochers nus. La découverte suggère le contraire : une planète rocheuse peut garder son enveloppe gazeuse malgré la proximité d’une étoile agitée. Une nouvelle encourageante pour la recherche de vie, puisque ces petites étoiles hébergent la majorité des planètes connues à ce jour.
Attention toutefois à ne pas brûler les étapes. Détecter de l’hélium qui fuit ne révèle pas encore de quoi l’atmosphère est composée, ni si la planète abrite la moindre trace d’eau liquide. La composition détaillée reste à établir. Les astronomes prévoient de pointer les télescopes James Webb et Hubble vers LHS 1140 b, vraisemblablement dès 2027, pour ausculter plus finement cette enveloppe. Ce sont ces observations qui diront si le qualificatif « habitable » mérite d’être pris au sérieux.
En attendant, la prudence s’impose : il s’agit d’une avancée technique majeure, pas de la découverte d’une seconde Terre. Mais pour qui scrute le ciel, chaque atmosphère confirmée rapproche un peu l’humanité d’une réponse à sa plus vieille question. Suivez la suite de ces avancées dans notre rubrique Science et Technologie, explorez les nouveaux outils d’observation du côté High Tech – Numérique, et retrouvez les grands rendez-vous scientifiques mondiaux dans nos News Internationales.
Impossible de l’affirmer à ce stade. La planète se situe dans la zone habitable de son étoile et possède bel et bien une atmosphère, mais sa composition et la présence éventuelle d’eau liquide restent à confirmer par de futures observations.
L’hélium qui s’échappe joue le rôle de traceur : sa présence signale qu’une atmosphère existe réellement et qu’elle a résisté pendant des milliards d’années, malgré l’activité de son étoile.
LHS 1140 b se situe à environ 48 années-lumière de la Terre. À l’échelle cosmique, cela en fait une voisine relativement proche, et donc plus facile à étudier avec nos instruments actuels.
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