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Kenya : une mystérieuse maladie décime les éléphants d’Amboseli en 2026

Depuis le mois de juin 2026, une maladie mystérieuse frappe les éléphants du Kenya dans l’écosystème d’Amboseli, au sud du pays, non loin de la frontière tanzanienne et du Kilimandjaro. Au moins dix-neuf pachydermes sont morts en l’espace d’un mois, plongeant les autorités et les scientifiques dans une enquête qui reste, à ce jour, sans réponse définitive.

Une série de morts inexpliquées depuis juin

Les premiers cas ont été recensés fin juin dans le Parc national d’Amboseli, le sanctuaire de Kimana et la région de Kuku Ranch, trois zones qui forment un même corridor écologique très fréquenté par la faune… et par les touristes. Selon le Kenya Wildlife Service (KWS), les animaux touchés présentent tous les mêmes symptômes : une paralysie partielle, des difficultés à marcher et à respirer, puis une incapacité à se tenir debout qui précède la mort en un à deux jours seulement.

Particularité troublante relevée par les vétérinaires locaux : la maladie frappe très majoritairement les femelles adultes et leurs petits, alors qu’un seul mâle adulte figure parmi les victimes recensées.

La piste du cyanure, contestée par les spécialistes

Fin juillet, les analyses toxicologiques commandées par le KWS ont révélé de fortes concentrations de cyanure dans les carcasses examinées, ouvrant la piste d’un empoisonnement accidentel lié à des pesticides utilisés dans les exploitations agricoles voisines.

Cette explication ne convainc toutefois pas l’ensemble des conservateurs. La spécialiste kényane Paula Kahumbu, à la tête de l’ONG WildlifeDirect, pointe plusieurs incohérences :

  • les charognards qui se sont nourris des carcasses n’ont présenté aucun symptôme d’intoxication ;
  • les mâles adultes, pourtant les plus susceptibles de s’aventurer dans les cultures et donc d’être exposés aux pesticides, sont presque tous épargnés ;
  • la répartition géographique des cas ne colle pas parfaitement avec celle des zones agricoles traitées chimiquement.

Pour ces experts, une cause infectieuse ou environnementale distincte du cyanure ne peut pas être écartée à ce stade.

Les autorités rassurent, l’enquête se poursuit

Le 7 août 2026, le KWS a publié un communiqué précisant que les résultats disponibles n’indiquent pas de maladie infectieuse ou transmissible, une précision destinée à rassurer les visiteurs du parc, alors qu’Amboseli reste l’une des destinations de safari les plus prisées d’Afrique de l’Est. L’agence affirme poursuivre des « investigations fondées sur la science », en lien avec des partenaires vétérinaires et des laboratoires spécialisés, pour établir une cause définitive.

La surveillance de l’ensemble de l’écosystème d’Amboseli a été renforcée, avec des patrouilles supplémentaires chargées de repérer rapidement tout nouveau cas suspect et de prélever des échantillons frais, plus fiables pour l’analyse que des carcasses déjà dégradées par la chaleur.

Un enjeu pour la conservation et l’économie locale

Au-delà du sort des animaux, l’épisode interroge la cohabitation entre faune sauvage et agriculture dans une région où l’élevage, les cultures vivrières et le tourisme de safari constituent les principales sources de revenus. Amboseli abrite l’une des populations d’éléphants les mieux étudiées au monde, suivie individuellement depuis plus de cinquante ans par les chercheurs, ce qui rend chaque décès particulièrement documenté et chaque anomalie d’autant plus visible.

Les résultats complets des analyses en cours sont attendus dans les prochaines semaines et pourraient influencer les pratiques agricoles aux abords des zones protégées, ainsi que les protocoles de surveillance sanitaire de la faune dans d’autres parcs de la région.

Questions fréquentes

Combien d’éléphants sont morts à ce jour ?

Au moins dix-neuf éléphants ont péri entre fin juin et fin juillet 2026 dans l’écosystème d’Amboseli, principalement des femelles adultes et de jeunes individus.

La cause de la maladie est-elle confirmée ?

Non. Le Kenya Wildlife Service évoque un possible empoisonnement au cyanure d’origine agricole, mais plusieurs conservateurs jugent cette explication incomplète et n’excluent pas une autre cause, restant à identifier.

Les touristes peuvent-ils toujours visiter le parc d’Amboseli ?

Oui. Les autorités kényanes ont indiqué qu’aucun élément ne suggère de maladie infectieuse transmissible, et le parc reste ouvert aux visiteurs pendant la poursuite de l’enquête.

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Sources

The Star Kenya
Mongabay
Daily Sabah

Romain

Je m’appelle Romain Perrin, j’ai 35 ans, et je suis le fondateur de legatineauexpress.com, le média qui s’obstine à rendre lisible l’actualité nationale sans filtre ni langue de bois.

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