Le géant américain Google a annoncé ce mardi son plus important investissement jamais réalisé sur le continent européen : 13 milliards d’euros consacrés à ses infrastructures numériques en Finlande pour soutenir la montée en puissance de l’intelligence artificielle. Réparti sur la période 2027-2028, ce programme doit démultiplier la capacité de calcul du groupe en Europe du Nord, alors que la demande liée à l’IA générative met sous tension les réseaux électriques et les capacités d’hébergement de données du continent.
Quatre sites finlandais mobilisés
Le plan de développement couvre quatre territoires : Hamina, Kajaani, Muhos et Vaala. Google y possède déjà un centre de données majeur, ouvert à Hamina depuis 2011 dans les anciens locaux d’une usine à papier, et entend désormais multiplier les implantations pour répondre aux besoins de ses services phares. L’entreprise précise que l’enveloppe ne financera pas uniquement la construction des bâtiments, mais aussi les infrastructures associées :
- le renforcement du réseau électrique local ;
- des partenariats énergétiques de long terme ;
- des programmes de soutien aux communautés riveraines des sites.
Nucléaire et éolien pour alimenter les futurs centres de données
Pour sécuriser l’approvisionnement en électricité de ces installations gourmandes en énergie, Google a signé avec l’énergéticien finlandais Fortum un accord d’achat d’électricité sur vingt-deux ans, qui doit contribuer à prolonger la durée de vie de la centrale nucléaire de Loviisa. Le groupe soutient par ailleurs de nouveaux projets éoliens représentant 629 mégawatts de capacité terrestre supplémentaire, ainsi qu’un système de batteries de 94 mégawatts près de Kajaani, attendu d’ici fin 2027. Cette stratégie fait écho aux choix d’autres acteurs du numérique déjà engagés dans la course à la souveraineté numérique européenne, où l’accès à une énergie stable et décarbonée devient un critère aussi déterminant que le foncier disponible.
Un impact économique revendiqué par Google
Selon les propres estimations du groupe, ces investissements généreraient en moyenne 3,6 milliards d’euros de PIB supplémentaire par an en Finlande durant la phase de construction, entre 2027 et 2028, et soutiendraient plus de 37 000 emplois, dont 16 000 dans le secteur du bâtiment. Une fois les centres de données opérationnels, Google avance le chiffre de 7 000 emplois soutenus chaque année, avec des salaires supérieurs de 24 % au revenu médian finlandais. Ces infrastructures doivent notamment alimenter les services grand public du groupe, de la recherche à l’assistant Gemini, qui a récemment remplacé Google Assistant sur Android, en passant par Maps et YouTube.
Pourquoi la Finlande séduit les géants du numérique
Le climat froid, le prix compétitif de l’électricité, la disponibilité du foncier et un mix énergétique déjà largement décarboné expliquent l’attractivité du pays nordique pour les opérateurs de centres de données. Le secteur numérique n’est pas le seul concerné : les progrès de l’IA irriguent aussi d’autres usages, à l’image des prévisions météorologiques assistées par intelligence artificielle que Google développe par ailleurs. Cette annonce s’inscrit dans une actualité High Tech – Numérique en pleine effervescence, où les investissements dans le calcul et l’intelligence artificielle se multiplient à un rythme inédit à travers l’Europe.
Questions fréquentes
Combien Google va-t-il investir en Finlande ?
Google prévoit d’investir au moins 13 milliards d’euros, soit environ 15 milliards de dollars, entre 2027 et 2028. Il s’agit du plus important investissement jamais réalisé par le groupe en Europe.
Quels sites finlandais sont concernés ?
Le programme couvre quatre localités : Hamina, Kajaani, Muhos et Vaala, où Google exploite ou prévoit d’implanter des centres de données dédiés à l’intelligence artificielle et au cloud.
Combien d'emplois cet investissement doit-il créer ?
Google avance le chiffre de plus de 37 000 emplois soutenus pendant la phase de construction, dont 16 000 dans le bâtiment, puis environ 7 000 emplois par an une fois les infrastructures opérationnelles.
Sources
France 24,
le blog officiel de Google et
Euronews.
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
