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04 Septembre 2018

Antony Da Silva-Casimiro - adasilvacasimiro@lexismedia.ca

Audrey-Ann Caron-Goudreau jouera en Grèce

BASKETBALL. Elle est partie en vacances, elle est revenue avec un premier contrat professionnel en poches.

Audrey-Ann Caron-Goudreau n’imaginait pas que son séjour en Grèce allait se conclure par un détour dans une équipe professionnelle. Quand son agent a appelé, elle devait se rendre à un souper avec sa sœur jumelle Khaléann. Le club pro du Sporting B.C. à Athètes est prêt à la signer.

Qui plus est, c’est tout près d’où elle se trouve à ce moment.

Une heure et demie plus tard, la rencontre avec l’entraîneur et le directeur sportif du Sporting BC à Athènes est enchantée par ce qu’elle a entendu. Tellement que la Gatinoise de 22 ans a apposé sa signature au bas du contrat.

«J’avais des offres de l’Espagne, de l’Allemagne, de la Pologne et de la Russie, mais j’avais décidé que je regarderais tout ça à mon retour de vacances. Mais avec ce qu’on m’offrait, je ne pouvais pas refuser.»

Son agent, avec qui elle est depuis la fin de son baccalauréat, lui a expliqué que les termes d’une entente similaire sont pour les meilleures joueuses du circuit. Là-bas, l’attaquante de 6’4 aura un rôle important.

«Je ne m’attendais pas à ça. À recevoir une offre. En Grèce, ce sera un très bon niveau avec plusieurs joueuses qui ont joué en NCAA comme moi.»

Tout s’est passé rapidement, convient celle qui a gradué de l’Université du Texas après avoir porté les couleurs de l’Université de Vanderbilt à ses débuts universitaires.

La graduée en sports management a aussi enchaîné les honneurs universitaires sur le plan académique, se retrouvant trois fois de suite sur le tableau d’honneur du commissaire de la conférence Big 12 ainsi qu’être également nommée sur la première équipe d’étoiles académique de la conférence.

Avant de traverser l’océan Atlantique, Audrey-Ann Caron-Goudreau aura la chance de pratiquer jusqu’en septembre avec sa sœur Khaléann. Cette dernière a décidé de rentrer au bercail où elle portera les couleurs du Rouge et Or de l’Université Laval.

Rêve d’enfance

Elle avait plusieurs offres sur la table. Soit qu’elle rentrait au pays pour poursuivre une maîtrise en criminologie. Soit que l’IMG Academy, là où elle a complété ses études secondaires, était prête à payer son prochain diplôme pour qu’elle rentre au pays. Son ancienne entraîneure lui avait aussi offert un boulot.

Cette athlète qui a déjà représenté le Canada sur la scène internationale a cependant rayé l’option de revenir au Québec. Elle qui a vécu en Floride, au Tennessee et au Texas a pris le goût au soleil. «Même si me rapprocher de ma famille aurait été spécial, je n’étais pas prête à pelleter trois mètres de neige», lance la principale intéressée en riant.

Mais la météo qui a été un facteur si déterminant dans son choix. L’idée d’accrocher ses souliers ne l’attirait pas. Elle voulait avant tout pouvoir vivre de sa passion. Cette passion pour le ballon rond orangé qui la suit depuis plus d’une douzaine d’années.

«C’est un rêve de petite fille. Je me souviens quand je refusais de passer des fins de semaine sur le bord de ma piscine avec mes amies. À la place, j’étais dans des camps de basketball. J’ai travaillé pour ça. Je ne me voyais pas arrêter tout de suite.»

Audrey-Ann se souvient aussi d’une petite boîte où trois dessins figuraient. Sa mère lui avait alors demandé d’illustrer trois métiers qu’elle aimerait faire plus tard. Entre designer de mode et vétérinaire, se retrouvait bien sûr joueuse de basketball.

«Je vais pouvoir cocher cette case de ma liste.»

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