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03 Septembre 2018

Antony Da Silva-Casimiro - adasilvacasimiro@lexismedia.ca

Zabo a préféré le Canada à l’Europe

BASKETBALL. Il devait poursuivre sa voie en Europe, comme nombreux basketteurs font après avoir terminé les rangs universitaires. Mais un appel inattendu a changé la donne pour Kevin Zabo et finalement, il rentrera au pays.

Bien que plus de 2000 km et 34 heures de route le séparent de sa maison, il n’en demeure pas moins que Zabo, 22 ans, restera de ce côté-ci de l’océan Atlantique au lieu de le traverser pour vivre une expérience outre-mer.

Le meneur gatinois s’est entendu avec l’Edge de St-John’s, dans la province de Terre-Neuve-et-Labrador, pour un contrat d’un an. Le domicile de l’équipe, le Mile One Center, est le stade le plus à l’est au Canada. Quelques pas de plus et il se retrouve dans l’eau.

Ce n’est cependant pas pour la vue sur la mer que le produit de Kent State a opté pour ce club professionnel de basketball, qui n’en est qu’à sa deuxième année dans la Ligue nationale de basketball du Canada (LNBC).

C’est un appel de l’entraîneur-adjoint, directement sur son téléphone, qui a changé le cours de l’histoire. Zabo, qui s’est exilé il y a sept ans pour parfaire ses habiletés aux États-Unis, avait pris connaissance de la Ligue, mais sans plus. Quelques coups de téléphone plus tard et après quelques discussions, il avait changé d’idée.

«Ils m’ont expliqué comment ça pouvait être bon pour ma carrière, pour mon développement personnel. Il y a aussi Carl English dans l’équipe. Il est le directeur général, mais aussi un joueur. Il a été nommé Joueur par excellence cette saison et il a des contacts avec la fédération nationale. Ça ne peut qu’être bon pour moi.»

Le fait de pouvoir rester au pays a penché dans la balance. Même s’il est loin de sa famille, celle-ci pourra toujours le rendre visite lorsque l’Edge se déplacera en Ontario.

Et la formation de St-John’s n’est pas piquée des vers. À sa saison d’expansion, elle a terminé dans le top-4 de la Ligue, pliant l’échine en demi-finale contre les futurs champions, le Lightning de London.

L’Edge cherchait à s’améliorer. Le curriculum vitae de Zabo était alléchant. Il avait fait les jeux de la semaine sur la chaîne ESPN, en montant le ballon à lui seul et marquant le point gagnant sur le <@Ri>buzz beater<@$p>. Un jeu qu’il considère comme l’un des moments forts de sa jeune carrière.

Et celui qui a fait la pluie et le beau temps dans les rangs scolaires avec l’école secondaire de l’Île a récemment pris part au championnat national des États-Unis à trois contre trois, qui regroupait certains des joueurs les plus talentueux de la NCAA.

«St-John’s se cherchait un meneur de jeu. Je vais pouvoir jouer et obtenir des minutes ici, ce qui n’aurait pas été nécessairement le cas, si j’avais été en Europe. C’est mon premier contrat pro et c’était important pour moi de jouer et non de réchauffer le banc.»

Surtout qu’il avait des offres d’un peu partout pour aller jouer dans les ligues européennes. Des troupes de l’Espagne, de la Roumanie, de la Lituanie et même en Angleterre lui ont fait part de leur intérêt à acquérir ses services.

L’Europe s’avère aussi la porte d’entrée pour la NBA pour certains joueurs. Le niveau de jeu est élevé également sur le Vieux-Continent. «Je ne ferme pas non plus la porte à l’Europe. Dans un an, qui sait, je serais peut-être là-bas», a ajouté Kevin Zabo qui rêve encore à jouer sur les mêmes courts que les LeBron James et Kevin Durant de ce monde.

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