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27 Juillet 2018

Antony Da Silva-Casimiro - adasilvacasimiro@lexismedia.ca

Deux frères, une passion, une école

©Photo gracieuseté

ARTS MARTIAUX. Ils avaient à peine dépassé la vingtaine lorsque les frères Thibodeau ont décidé d'ouvrir leur propre école d'arts martiaux.

Moins d'un an et demi plus tard après s'être lancé dans l'inconnu, force est de constater que le pari pris par le duo fraternel a rapporté ses fruits. L'école kickboxing et jiu-jitsu Académie (KJA) compte plus de 200 membres actifs.

Et déjà, ils ont dû agrandir. «On a déménagé d'endroit. On est passé de 3500 à 5000 pieds carrés et nos matelas s'empilent. Je suis fier de dire que c'est notre emploi à temps-plein. On n'a pas à gratter les cennes», lance Marc-Antoine, l'aîné des deux frères dans les locaux de l'Académie situés au 901, boulevard Saint-Joseph dans le secteur de Hull.

Âgé de 24 ans aujourd'hui, l'ancien champion québécois de kickboxing a réalisé un rêve de «p'tit gars» en ouvrant avec son frangin Jérémi leur propre école en janvier 2017. Non seulement, ils s'imaginaient enfant avoir leur propre dojo, mais ils ne vivent que de ça aujourd'hui.

Et ils ont roulé leurs bosses dans le monde des arts martiaux, faisant même le tour des dojos et des centres pour acquérir le plus de connaissances.

Un peu folle, cette histoire. Tout aurait pu s'écrouler et les deux hommes auraient pu tomber dans un gouffre financier. La clientèle aurait pu ne jamais se pointer. Quand ils se sont embarqués dans cette aventure, il n'y avait aucune valeur sûre d'un futur succès.

«Après avoir travaillé pour d'autres écoles d'arts martiaux, on voulait devenir nos propres patrons, mentionne Jérémi qui n'est qu'un an plus jeune que Marc-Antoine. Ici, on offre de la variété. On est entré dans les écoles primaires, on a des cours d'auto-défense pour les femmes, des fois des cours parents/enfants. Des camps de jour aussi.»

«C'est ça, la clé du succès. Il faut sans cesse innover. Tu peux nous voir partout nous impliquer dans la communauté. On ne peut pas juste avoir des cours de kickboxing», souligne le cadet du clan gatinois, spécifiant que toute leur publicité provient du bouche à oreille

«Tu ne peux pas brasser la même soupe toute ta vie et espérer que ça fonctionne toujours. Tu dois apporter des changements», ajoute Marc-Antoine qui se dit toujours ouvert à aller s'entraîner ailleurs pour s'améliorer et non seulement se fermer sur son école.

Il n'y a pas de public bien ciblé pour les Thibodeau. C'est autant ouvert à Monsieur-et-Madame-Tout-le-monde pour une mise en forme ou perdre du poids qu'aux combattants qui veulent s'aguerrir et remporter médailles et trophées.

C'est d'ailleurs la beauté du jiu-jitsu. Que tu sois mince comme un pique ou avec un surplus de poids, c'est un art pour l'auto-défense.

«On pourrait croire que c'est le jiu-jitsu ou le kickboxing, c'est un sport de gars qui veulent se battre, mais ce n'est pas vrai. On a beaucoup de femmes, même que dans notre clientèle, il y en a légèrement plus que les hommes», affirme Marc-Antoine.

Dans un avenir rapproché, les Thibodeau aimeraient bien avoir des franchises. Exporter l'idée à l'international est d'ailleurs sur la planche à dessins.

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