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11 Juillet 2018

Marie Pier Lécuyer - mplecuyer@lexismedia.ca

Reproduire des objets patrimoniaux en 3D

Vitrine d’artéfacts urbains

Photo Le Gatineau Express - Marie Pier Lécuyer

Le sentier culturel compte désormais deux arrêts supplémentaires, avec l’installation de deux vitrines d’artéfacts urbains, qui permettront de jeter un regard sur un pan de patrimoine de la région. Le sentier culturel compte désormais deux arrêts supplémentaires, avec l’installation de deux vitrines d’artéfacts urbains, qui permettront de jeter un regard sur un pan de patrimoine de la région.

Bien qu’il puisse être intéressant de vouloir présenter des artéfacts dans l’espace public extérieur, les conditions de conservation ne sont pas optimales pour le faire. C’est pourquoi le projet installé le long du sentier culturel est composé de reproductions 3D d’objets patrimoniaux.

Jusqu’au 15 octobre prochain, il sera possible en longeant le sentier culturel de s’arrêter à deux bornes, afin de jeter un coup d’œil à ces reproductions d’une dizaine d’objets, installées au coin de la rue Laurier et du boulevard des Allumettières, ainsi qu’à quelques jets de pierre du Théâtre de l’Île.

Le projet en a été un collaboratif, alors que pour arriver aux résultats finals, la Ville de Gatineau a travaillé de concert avec l’équipe d’Artéfact urbain, de Québec, ainsi que le Musée de l’Auberge Symmes et la Société d’histoire de Buckingham.

«C’est ce printemps, quand je voulais développer la programmation du sentier culturel que cette idée-là est venu. Il y avait très peu de mise en valeur du patrimoine dans le cadre du sentier. Le patrimoine et l’histoire font partie de la grande famille de ce qu’on appelle la culture. Pour moi, c’était cohérent d’ajouter cet élément-là», explique la coordonnatrice de programme saisonnier à la Ville de Gatineau, Samuelle Desjardins.

Ces deux vitrines de patrimoine mobilier sont donc intégrés dans l’espace public du Vieux-Hull. Chaque vitrine compte quelques artéfacts provenant du Musée de l’auberge Symmes et de la Société d’histoire de Buckingham.

Technologie et patrimoine

La technologie devient ainsi une manière de mettre en valeur le patrimoine dans un contexte qui serait habituellement impossible.

L’équipe d’Artéfact urbain avait déjà conçu un projet similaire à Québec, lieu où est installé l’entreprise. Dans la capitale québécoise, c’était plutôt le patrimoine archéologique qui était mis en valeur.

 «C’est pour répondre à la problématique de comment on fait pour faire de la médiation du patrimoine avec la population, détaille la coordonnatrice et conceptrice, Jeanne Couture, d’Artéfact urbain. À l’extérieur, c’est toujours bien difficile, il y a des conditions de conservation qui ne se peuvent pas dans un contexte public.»

Les objets présentés existent réellement. Mais dans les vitrines, on peut ainsi y voir une version miniature et reproduites en 3D. «J’ai fait un scan 3D, c’est de la photogrammétrie, avec une caméra. On prend une série d’à peu près 200 photos de l’objet dans tout ses sens. Une fois que j’ai fait cela, j’ai un logiciel qui va traiter ces images-là et recréer l’objet en 3D», résume le modélisateur 3D, Aaron Bass. Imprimé en plastique, l’objet est ensuite patiné et peinturé.

Identité gatinoise

Du même coup, la Ville de Gatineau a voulu mettre en valeur des pans de l’histoire d’ici. «On trouvait qu’un mobilier urbain comme cela, ça pouvait mettre en valeur le patrimoine mobilier, les objets historiques de Gatineau, de manière ludique», explique l’agente culturelle en patrimoine  à la Ville de Gatineau, Sonia Bisson.

La première vitrine installée au Théâtre de l’Île est donc en lien avec l’histoire de l’industrie forestière. On peut notamment y voir une reproduction d’un marteau de marquage, d’une hache à équarrir, d’un sélecteur de points stéréoscopique et d’une brelle.

La seconde se veut une occasion de découvrir des objets en lien avec la vie ouvrière de Gatineau et est visible près de la Maison du tourisme. On peut y voir un crochet à tapis, un tourne-à-gauche, un casque de mineur et une machine à coudre pour enfants. On eut aussi y retrouver de véritables artefacts, alors que dans une vitrine ont peut observer un fragment de mica et des allumettes de la E.B. Eddy.

Il n’est pas impossible de voir de tels bornes être de nouveaux installés l’an prochain et pour les années suivantes.  «C’est un projet-pilote, mais on pense que ça va générer suffisamment d’intérêt pour envisager la possibilité d’en mettre ailleurs», conclut Sonia Bisson.

Jusqu’au 15 octobre, près du Théâtre de l’Île et de la Maison du tourisme.

Photo Le Gatineau Express - Marie Pier Lécuyer

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